biographie

J'ai rencontré le plaisir de peindre et de dessiner très jeune, je crois auprès de mon père, qui peignait le week-end, dans le garage...l'odeur de térébenthine, des huiles, le charivari des pinceaux et des tubes.

 

Et puis mon premier carnet de croquis, c'était aux côtés de lui, sur un rocher de la  Costa Brava. Je dessinais la mer et les rochers, tout en regardant du coin de l'oeil son carnet à lui, ses traits inspirés...

J'avais peut-être 12 ans.

 

Ce n'est que bien plus tard, à 30 ans, alors médecin en Martinique, qu'un ami peintre, Blaise, m'ouvrît son atelier. Il m'offrît le droit de tenir un pinceau.

J'avais semble-t-il mis de côté pendant toutes mes années d'études ce plaisir intime. Bien sûr mes cahiers d'écolier et de lycéen étaient chargés de dessins, mais toujours à la marge.

Et puis mon premier amour me fît peindre des herbiers.

En Martinique naissait enfin mon plaisir, en même temps que le partage lors d'expositions communes, mais aussi la rencontre de Dago, peintre fauviste, maître et ami.

 

Puis mon retour en métropole, à Saint Rémy de Provence, les couleurs chaudes de l'été, le chevalet posé au petit matin sur la garrigue des Alpilles avec mon ami Jérôme. Dix années dans le sud.

 

Ensuite le départ pour le bout du monde, en famille: la Nouvelle-Zélande, terre traversée par les quarantièmes rugissants,  Peindre dans la petite maison en bois. Dessiner et encore dessiner, noircir les carnets de croquis.

Et partir encore, dessiner sur le pont supérieur du porte-container, entouré d'une mer d'huile, le Pacifique à perte de vue.

Et peu à peu sentir la chaleur monter des Tropiques, et au petit matin apercevoir Moorea au loin.. Penser à Matisse qui n'avait pas été réveillé à l'approche de Tahiti.

Ensuite l'immersion dans cette Terre d'accueil: Huahine. Marcher sur les pas de Gauguin, établir mon atelier dans un faré de fortune, entre lagon et cocoteraie.

Vernissage de mon exposition aux sons du hukulele, de la danse Tahitienne, du parfum embaumant du tiare et des frangipaniers.

Et puis revenir encore, quitter le paradis pour retrouver la France, jeter l'ancre à La Rochelle.

Merveilleuse surprise que d'y découvrir le Joshua de Moitessier, là , sur le bassin des chalutiers, lui le navigateur du Pacifique.

 

Alors peindre des bateaux, et puis tenter l'aventure d'une galerie: la Galerie du Gabut, aux côtés de Stéphane, et de Peggy.

Mon nom d'artiste était alors THELAG.

 

Aujourd'hui j'ai repris mon nom et le Jardin d'Aude m'ouvre ses portes, j'y expose des Sakuras, ces arbres en fleurs du Japon.

Il semble qu'ils procurent du bien-être à ceux qui les regardent..Médecine de l'Ame

Alors je continue à peindre...

LE JARDIN D'AUDE 2019

  • Icône social Instagram
  • Facebook Social Icône